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13 juin 2019 | martinepaul |
FR Le chorégraphe à la réputation de rebelle Andrés Marín s’empare du roman de Cervantes pour bousculer les codes du flamenco et créer, dans un spectacle total, une gestuelle résolument contemporaine. Casque rutilant, barbe au carré et tenue de footballeur siglée d’un numéro 10… son Don Quichotte n’a rien du célèbre hidalgo de la Mancha. Point d’épopée ibérique ni de moulins à combattre, mais bien un idéalisme partagé : dans D. Quixote, chaque geste brûle d’une force de création inouïe. Presque un flamenco ressuscité !
ES Los desaforados gigantes son ahora la publicidad, los falsos discursos, el engaño para meternos al redil. Los caminos de La Mancha son calles de ciudad; el rocín, un patinete eléctrico. Don Quijote sigue rebelándose. Todo está en Cervantes, pero el imaginario es nuevo y el lenguaje, recién creado: la camiseta del 10 y un yelmo, botas de fútbol y guantes de boxeo, música electrónica y martinetes, tiorba y bajo eléctrico. Discutirán algunos que el D. Quixote de Andrés Marín sea flamenco; es innegable que, como diría la crítica E. Zatania, sin el flamenco no habría sido posible.
De leur périple autour du monde, les chorégraphes Jennifer Gohier et Grégory Beaumont ne sont pas revenus les mains vides. Dans leur besace : parfums, cafés, masques extraordinaires… et danses venues d’ailleurs. Dans un spectacle qui appelle à la rêverie, où un avion se transforme en un increvable minibus, le duo de danseurs-baroudeurs embarque les plus jeunes dans un voyage dansé sur les chemins d’Indonésie, d’Argentine, d’Ethiopie et de Bolivie. La parole s’efface pour laisser libre court à l’émerveillement des sens, et la danse, métissée et magique, offre les prémices du goût pour l’aventure.
12 juin 2019 | martinepaul |
« Darling, we don’t have anymore tea ! » Le monde part en couille, c’est officiel. Accroché à ses privilèges comme à la misère du monde, un couple de ploutocrates décadents perd prise avec la réalité. À force de craindre ce dehors présumé hostile, tout se décompose autour de lui : objets, meubles et langage. Devenus parfaitement paranos, ils vivent reclus, baragouinent des phrases sans queue ni tête et s’épuisent à se maintenir debout – dans l’axe. Entre le chat en porcelaine et un bazooka religieusement planqué sous la table à manger, le pire est à craindre…
Retrouvez les artistes à l’issue de la 1ère représentation (15′).
Le chorégraphe Jean-Claude Gallotta réunit deux icônes de la chanson française, Serge Gainsbourg pour le texte, Alain Bashung pour la voix, dans une recréation sensuelle de l’album-concept L’Homme à tête de chou. Façon film noir américain, l’histoire de l’homme « moitié légume – moitié mec » relate l’amour fatal d’un journaliste à scandales pour Marilou, une shampouineuse pour qui il claque tout son fric, et même plus. Il en crèvera de jalousie, elle en crèvera tout court, à coups d’extincteur d’incendie. Sur un plateau sans meubles ni décor, douze danseurs, hommes et femmes en jeans et torses nus, rendent un vibrant hommage à Gainsbourg, à Bashung et à la vie, dans un long poème symphonique et rock, une chorégraphie belle à tomber.
Homme de tous les possibles acrobatiques, Yoann Bourgeois propose avec Scala un spectacle hors norme et affranchi de toute convention. Une table, des chaises, un lit, un grand escalier central mais aussi des ressorts et des trampolines disposés un peu partout : huit acrobates, à la fois comédiens et danseurs, se jettent à corps perdu dans une scénographie tout aussi impressionnante que trompeuse. De la première à la dernière secondes d’un spectacle filant à toute allure, ces marionnettes de leur propre décor tombent et rebondissent sans cesse à la manière d’un domino cascade. La machine, infatigable, est lancée. L’Homme, pris dans les rouages d’un monde qui le dépasse, tente de l’emporter sur son humaine condition. Un spectacle à couper le souffle !
Note importante : le spectacle aura lieu à la Rockhal
Partenaire presse : RTL.lu
6 juin 2019 | martinepaul |
Comme le recommande le célèbre dicton, on ne change pas nos bonnes habitudes. Une nouvelle fois, le Escher Theater ouvre grand ses portes pour célébrer le passage à la nouvelle année. Une nouvelle fois – bis -, le compositeur et chef d’orchestre Gast Waltzing est aux manettes de cette soirée qui fera littéralement vibrer les murs de la grande salle du théâtre. Une sélection musicale de haute volée et des musiciens triés sur le volet raviront les oreilles du public, qu’il soit habitué ou non initié à la maestria musicale du célèbre jazzman luxembourgeois. Le programme musical sera chaleureux et varié, histoire d’attaquer 2020 sous les meilleurs auspices : ensemble et en musique.
Au programme : le groupe théâtro-musical ukrainien Dakh Daughters l’Estro Armonico
Un verre sera offert par le théâtre à l’issue du concert.
« Tu ne crois pas qu’il serait temps de briser la glace ? » Trois petites chambres sous les toits. Un homme aux proportions généreuses, un grand maigre et une blonde en mal d’amour sont voisins de palier. L’histoire serait joliment romantique si ces trois-là n’avaient comme particularité de tout rater, absolument tout, mais merveilleusement. Les gags pleuvent, les catastrophes s’enchaînent et le manège de ces petites vies bien réglées s’emballe et provoque l’hilarité. Déflagration comique, Bigre est une fresque citadine qui raconte nos travers, nos mesquineries, nos désillusions et nos espérances. Un spectacle culte, à ne pas rater.
Tel un équilibriste risque-tout, le chorégraphe luxembourgeois Giovanni Zazzera se penche sur la question de… la chute. Celle de l’homme debout mais qui ne tient pas forcément à le rester. Tomber amoureux, tomber du ciel, tomber bien bas… les expressions ne manquent pas et suggèrent bien des états, bien des situations, certaines cocasses, d’autres un peu moins. Si tomber peut faire mal, ce n’est sans doute pas terrible et définitif qu’il n’y paraît. Prêt à en découdre, un groupe de cinq audacieux danseurs met la chute en pratique. À force de vertiges et de lâcher prises, ces hommes et ces femmes en frissonneront peut-être de plaisir…
Attention, concerto déconcertant ! Puristes s’abstenir. Dérision, maestria et musique sont les trois ingrédients de ce spectacle génial et hilarant. Au programme : un Ave Maria joué avec des bouteilles de bière, une partition de Mozart interprétée à l’aide d’une trentaine de verres, et bien d’autres chefs-d’œuvre musicaux exécutés dans les règles de l’art… clownesque. Du classique à la country de Johnny Cash en passant par une valse joyeuse, chaque morceau devient une véritable prouesse.
« Va-t-on vieillir ensemble ? » Un homme, une femme. Elle a peur du temps qui passe, se projette, fait des bonds et regarde en arrière puis loin devant. Il la tempère, se plie à ses rêveries, tente de la ramener à l’instant présent et d’apaiser ses craintes de l’avenir. Bercé par les infinies variations du « main à main » technique du cirque qui demande aux corps une complicité stupéfiante, les deux acrobates observent les forces et les faiblesses de leurs corps amenés à vieillir. Douceur, musique et humour contribuent à la beauté de ce spectacle où émotion et prouesse technique se confondent pour former une symphonie chorégraphique éblouissante.
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