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8 juin 2022 | Lawrence.Rollier |
Il est roi, elle est reine, ce sont les Géants. Chez les Géants, on mange jusqu’à plus soif, on pète, on règne étrangement, on exploite les bons et loyaux sujets, on n’en fait qu’à sa tête, on triche au jeu, on prend le large pour chercher un idéal, on échoue sur des rivages inconnus, on brasse du vent, on se dégonfle, on remange, on frôle le mauvais goût et on chevauche le fantastique. Mais que fait le peuple ? Passée maîtresse dans le théâtre d’objet, la compagnie Karyatides reprend à son compte l’univers grossier et truculent de Rabelais (1494-1553) pour séduire par son univers poétique, ses trouvailles subtiles et sa maîtrise technique proche de la magie. Comédien·nes, marionnettes, objets et musiques s’entremêlent pour former un Moyen Âge joyeusement approximatif, ponctué d’allusions contemporaines. Ce spectacle est une satire loufoque sur la crudité du monde. Une fantaisie impertinente et politique.
Désolé ce texte n’existe pas en français.
Eng Geschicht fänkt vir un an hält hannen op. Zwar net! Haut op d’mannst maache mer alles verkéiert a béien et nees grued. A vläicht bleiwen dono e puer wonnerschéi kleng Bëlzen dran. Well wann hanne vir a vir hannen ass, da ka riicht kromm sinn a kromm och riicht, an alles ass nees genee esou, wéi et soll sinn! Oder net? Komm mir setzen den Z op den A an en T virun all Wuert! Wann dann d’Wieder esou richteg schéi geckeg d’ënnescht d’iewescht bonzelen, da kriss de e Knuet an d’Zong… oder an d’Oueren? Oh meng Modi, wat en Zodi, voller Freed um Duercherneen!
Désolé, ce texte n’existe pas en français.
Eine Klangwelt der Erinnerung. Ausgehend von Walter Kempowskis zehnteiliger Buchreihe Das Echolot erinnert die Compagnie du Grand Boube in Worten und Musik an das Schicksal einzelner Menschen während des Zweiten Weltkriegs. Unterstützt von eigens für das Stück komponierter Musik erzählen die Darsteller*innen die Geschichte eines Tages aus verschiedenen Perspektiven. Der 30. Januar 1943 ist der zehnte Jahrestag der nationalsozialistischen Machtergreifung – und gleichzeitig der Vorabend der Niederlage in Stalingrad. Im Geflecht von Auszügen aus Tagebüchern und Briefen bekannter und unbekannter Zeitzeugen erwacht die Geschichte erneut zum Leben. Briefe von der Front und scheinbar belanglose Alltagsbeobachtungen stehen neben Tagebucheinträgen von Tätern und Opfern. Gemeinsam ergeben sie ein vielstimmiges Bild der Vergangenheit. Aus den Klängen der Zeit und den Worten der Zeitgenossen entsteht eine Geschichte über das Ringen um Erinnerung, Hoffnung und Vergessen.
Erëm op festem Buedem. De Kapitän Mullebutz a seng Séisswaassermatrousen sinn no laanger Rees erëm zréck am Hafen zu Lëtzebuerg. De Kapitän a seng Crew sinn no deem ville Gewibbels elo an Héichform, an op festem Buedem kënnen si mat guddem Gewëssen erëm op hire Bauch lauschteren, gutt iessen a schneeken… hmmm! Pechege Kachkéis, en Zapp-Ee, eng Zoossiss a ganz vill Schockela. De Mullebutz a seng Matrousen invitéieren all kleng a grouss Pirate fir mat hinnen ze sangen an ze danzen. Dëst ass den drëtten Deel vun der beléifter Matmaach-Concert-Serie fir Kanner vu 4 bis 9 Joer an hir erwuesse Begleeder !
D’Nikki huet eng ganz besonnesch Superkraaft. Hatt spillt mat der Sprooch! D’Nikki, e ganz normaalt Meedchen, erzielt immens gäre vu senge verréckten Erliefnisser an de Stroossen vu Räppeldeng. Räppeldeng? Jo, Räppeldeng, dat kléngt léift Duerf matzen an der Mëtt vu Lëtzebuerg! Hei ass et nach schéin, roueg a gemittlech, oder? Do kann een sech zwar mol gewalteg ieren, well wann d’Nikki mat senger Clique lassleet, sech an d’Nikki Ninja verwandelt a seng Geschichten zielt, da rabbelt et! D’Wierder fléien da just sou aus sengem Mond, an et reent Rhymes amplaz Knëppelsteng zu Räppeldeng. Säi Flow ass witzeg an éierlech… einfach nëmmen Ninja. Wuertspiller, wéi een se nach ni héieren huet, Reimer, déi engem d’Zong verdréinen a Beats, déi ënner d’Haut ginn… D’Nicole Bausch, de Pol Belardi an den Dennis Scholtes hunn sech ënnert der Regie vum Dan Tanson zesumme gedoen, fir Hiphop mat Jazzmusek an aler Boom-bap Manéier zesummen ze bréngen, an esou Hiphop kannergerecht zougänglech ze maachen. RAP steet fir Rythm and Poetry. A wat hu Kanner gär? Rhythmus a Poesie!
Scandale dans une petite ville de Sicile. Monsieur Ponza passe pour cloîtrer son épouse et pour interdire sa porte à la mère de la jeune femme, chez qui il se rend pourtant chaque jour. Selon la mère, son gendre est fou. Pour ce dernier, la folle, c’est sa belle-mère. Débarquée là après avoir subi un tremblement de terre, cette drôle de famille focalise toutes les attentions. Las des ragots et des hypothèses, les notables mènent l’enquête. Mais qui croire ? Pas de doute. Plus on court après, plus la vérité nous échappe. Maître de l’illusion, Pirandello a écrit cette pièce en 1917, en pleine montée du fascisme en Italie. Julia Vidit pousse plus loin l’intrigue à l’aune de notre époque minée par le populisme, le repli sur soi et les fake news. Existe-t-il seulement « une » vérité ? Que sait-on des choses et des gens ? Et comment accueillir l’autre sans violence ? Sur scène, un escalier infini accentue le vertige pirandellien pour rendre cette descente aux enfers encore plus comique et alarmante. Alors fou ? Pas fou ?
Hip-hop du Luxembourg. Patchwork secoue un cocktail de danses variées comme le breakdance, le popping qui transforme les mouvements des interprètes en une robotique stupéfiante, ou la house dance qui métisse des influences venues du funk et du jazz. Partant de la richesse du hip-hop, le collectif Knowedge danse l’identité. Quatre artistes du Luxembourg racontent leurs propres histoires, habitées en permanence par les doutes et les rêves. Dans l’esprit RemixCulture d’Esch2022, cette chorégraphie est un écho artistique à cet assemblage d’identités en constante recomposition, si emblématique du Grand-Duché.
Dans le cadre d’Esch2022, Capitale européenne de la culture.
« On va s’en sortir Billy ! » Le père de Billy travaille de nuit. Comme chaque soir, il a pensé à tout, du cartable préparé pour le lendemain à l’histoire du soir à portée de clic. Seule dans sa chambre, la petite fille s’apprête pour la nuit… Quand soudain son monde se montre mystérieux et peuplé de rêves : Billy va vivre une rencontre inattendue. S’inspirant de Ferme-l’Œil – alter ego du marchand de sable chez Andersen – Aurélie Namur imagine une histoire qui effleure les grandes peurs enfantines, celles vécues juste avant le sommeil. Dans cette chambre obscure où les meubles prennent vie, les craintes de la petite fille laissent vite place à un rire libérateur. C’est une fantastique immersion dans l’imaginaire de l’enfance qui nous est proposée ici !
« Rien de tout ceci n’est vrai. » Il était une fois une forêt profonde, dans un pays imaginaire qui pourrait être une région de Pologne, de Russie, et pourquoi pas la Lorraine. Peu importe, la faim y sévit. Chaque jour, un train traverse l’épaisseur du grand bois. Et comme tout arrive dans les contes, voilà qu’une marchandise tombe du train. À l’intérieur : une petite fille… Fils et petit-fils de déporté·es, Jean-Claude Grumberg, l’un des auteurs français contemporains les plus joués dans le monde, a choisi la métaphore pour évoquer la Shoah, la survie et l’amour. « Je voulais raconter que dans toutes les situations inhumaines, l’humain vit encore, et que la moindre étincelle peut faire repartir quelque chose », déclare-t-il. Dans un décor énigmatique traversé par une structure métallique à la froideur industrielle, l’émotion contenue de deux comédien·nes donne à ce conte – qu’il s’adresse aux jeunes ou aux adultes – une force immense dans une lutte, toujours plus urgente, contre l’oubli.
Et si on s’évadait ? Aux premières lueurs de l’aube, sur la place d’une petite ville, une grande toile se dresse vers le ciel : le cirque Natchav est arrivé. « Au nom de la sécurité », les autorités ne l’entendent pas de cette oreille et en viennent à enfermer l’un des acrobates. La compagnie Les ombres portées – qui crée en direct les ombres, les bruitages et la musique de ses spectacles – nous invite dans les coulisses d’une merveilleuse évasion. Superbe fresque visuelle, Natchav (« s’en aller, s’enfuir » en langue romani) raconte l’histoire d’un cirque qui, pour rester libre, défiera toutes les lois, y compris celle de la gravité.
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